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Notre sélection de scénarios :

                 
 

 Plus dure sera la chute si tu n'essaies pas de l'arrêter ♦ Chris & Lula

BREATH OF LIFE :: THE EMERALD CITY :: South End. :: Beacon Hill. :: Seattle Police Department.
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le membre son message
28.09.16 11:08

Chris Hayard Lula Henley
Plus dure sera la chute si tu n'essaies pas de l'arrêter.
Statut + Privé.
Lieu +Commissariat central de Seattle.
Date + Début Octobre 2016
Moment + Matin.
Météo + Pluvieux.
Prévention -18 + Non.
Intervention du PNJ + Non.
Si c'est un souhait, direction les demandes.
Breath of Life + Tous droits réservés.

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I've been through hell and darkness but you don't have to see that. You don't have to know that. This is my secrets and I don't want to share them. But trust me when I say that hope is the only thing we can have now.
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28.09.16 13:23

Don't let me down

Chris & Lula

Tic. Tac. Tic. Tac. La tête entre les mains, les coudes posés sur la table glacée et métallique de la pièce, Lula poussa un soupir. Elle venait de passer l’une des pires nuits de sa vie, et quand on sait qu’elle n’a pas une histoire toute rose, cela promettait réellement des merdes en cascade. A ses poignets, des menottes. Attachée comme un vulgaire chien méchant pour l’empêcher de mordre, voilà comment elle se voyait désormais. Elle renifla, autant pour essayait de faire passer ses pleurs passés un peu plus tôt que par manque de cette précieuse poudre blanche. Les tremblements de son corps devenaient durs à contrôler et, elle le savait, elle risquait de bientôt passer un sale quart d’heure dû, soit à une agressivité qu’elle serait incapable de gérer, soit une bonne crise de manque.

Il avait été écrit quelque part que ce jour viendrait. La jeune femme ne pouvait pas passer indéfiniment entre les mailles du filet quand d’autres se faisaient attraper. La question était plutôt de savoir si ils l’observaient et si oui, depuis quand ? La brigade des stups avait surgi de nulle part, la plaquant violemment contre une voiture et lui plaçant les mains dans le dos avec force. Ils n’avaient pas mis longtemps à trouver ce qu’ils cherchaient, dans le sac de la jeune femme, fraîchement achetée avec le reste de son salaire. Une raison suffisante pour l’embarquer et la flanquer en garde à vue dans une cellule aussi froide que sinistre. Elle avait passé la nuit là, somnolant sur la table, faisant glisser le métal de la chaîne qui retenait ses poignets ensemble contre la table dans un bruit dérangeant. Elle n’avait pour amie qu’une simple horloge accrochée contre le mur de la pièce. Pas même un miroir. Elle qui s’était attendue à tomber face à une vitre sans teint comme dans tous les films policiers, elle était presque déçue. Mais elle se serait certainement fait peur.

Son visage était marqué par ses pleurs. Le noir qui ornait joliment ses yeux bleus avait glissé sur ses joues, étalé par des revers de main destinés à essuyer ses larmes. La fatigue et la peine se lisait clairement sur sa tête, tout comme le manque qui se traduisait par un visage blême, tranchant avec ses cheveux bruns, et un souffle court. Elle avait beau sembler dans un état terrible, cela ne changeait en rien la beauté de ses traits accentués par ce regard océan perçant. Son cœur venait frapper sa poitrine avec toujours plus de brutalité et une vitesse croissante avec le temps qui passait. Plusieurs fois, elle eut l’impression qu’il allait simplement se décrocher, mais il n’en fut rien. Vêtue d’un T-shirt dissimulé sous un sweat à capuche, d’un jean déchiré et de baskets en toile, elle donnait davantage l’impression d’être l’une de ces jeunes étudiantes d’à peine la vingtaine que d’une jeune femme de vingt-neuf ans. Un look qui essayait de passer inaperçu dans les lieux où elle se rendait pour décrocher ce qu’elle recherchait.

Elle se racla la gorge, s’emparant du verre d’eau qu’on lui avait déposé un peu plus tôt dans un silence éloquent et buvant quelques gorgées du liquide, réhydratant minimalement son corps. Elle avait l’impression de pouvoir en engloutir des litres, salivant à souhait. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle se trouvait quelque par à Beacon Hill, dans le commissariat central, et qu’elle devait patienter le temps que son avocat arrivait. Un avocat. La jeune femme avait à peine de quoi payer son loyer alors payer un avocat ? On marchait véritablement sur la tête dans cette ville… Mais elle avait le droit d’en avoir un, commis d’office. Elle devrait s’en contenter. De toutes manières, c’était toujours mieux que rien la concernant et elle commençait à grandement s’impatienter de cette solitude qui l’entourait. Elle avait pourtant l’habitude de vivre avec, mais d’ordinaire, elle s’accompagnait de ces drogues qui étaient plus que salvatrices pour Lula. Des drogues qu’il lui fallait. Des drogues…

Elle sursauta quand un bruit se fit entendre. Quelqu’un jouait avec la clé de la porte, se décidant à lui ouvrir. Elle se redressa sur sa chaise alors que la poignée s’abaissa et la porte pivota sur ses gonds. La jeune femme observa alors, le cœur battant, l’entrée d’un étrange personnage.
crackle bones

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28.09.16 22:11

// Plus dure sera la chute, si tu n'essaies pas de l'arrêter //

Lula & Chris
Le métier d'avocat, est rarement bien vu par une grande majorité de personnes. Je me souviens de tellement de fois où je subissais les réflexions classiques du genre : Tout le monde n'est pas défendable ! Tout ce qui vous importe c'est l'argent etc... Des remarques qui pouvaient, certes, s'appliquer à bon nombre de mes confrères, mais certainement pas à moi ! Depuis le premier entretien que j'avais eu pour entrer au cabinet d'avocat de Seattle, j'avais été très clair : Je me réservais un droit de refuser certains dossiers pour lesquels je ne me sentirais pas capable de défendre l'accusé. Cela avait d'abord été difficile à encaisser pour le responsable, qui avait manqué de s'étouffer à l'annonce de cette nouvelle. Mais c'était avant que l'on ne trouve un arrangement simple et qui nous convenais à tous les partis. En échange, pour chaque dossiers refusés, je prendrais un dossier sur la pile maudite des "commis d'office". Histoire d'écouler les cotas que le cabinet s'était engagé à tenir. C'est ainsi que je me retrouvais parfois avec des dossiers de petits délits à traiter en personne. Rien d'intéressant professionnellement, mais je préférais malgré tout cela au fait de devoir défendre un violeur, un tueur en série psychopathe et autres dégénérés que mes convictions personnelles ne pouvaient supporter. Oh, j'avais déjà défendu des accusés coupables de meurtres et de tueries, mais c'était toujours parce-qu’ils avaient pour eux des circonstances les ayant poussés à bout. Non pas que tout sois pardonnable mais on peut ressentir de la compassion même pour quelqu'un coupable d'un acte répréhensible.

Cette fois ci, j'avais tiré dans la pile une simple arrestation pour détention de drogue. Une affaire qui ne passait même pas par un tribunal, mais pour laquelle un avocat pouvait être chargé d'expliquer et encadrer la procédure auprès de la personne interpellée. Génial ! Encore une perte de temps ! Alors que l'un de mes collègues était appelé à défendre plusieurs travailleurs contre un employeur véreux. Le genre d'affaire qu'un avocat aime-t-à défendre corps et âmes devant un juge... Ce serait pour une prochaine fois !

Lula Henley, c'était le nom de ma "cliente" que je devais rencontrer au commissariat pour lui expliquer les innombrables procédures administratives qui l'attendaient. On à pas idée de la quantité de paperasse que cela représente pour ne serait-ce qu'un petit délit ! Habillé sobrement, d'un costume sombre et d'une cravate de rigueur, je poussai la porte de la pièce pour découvrir le visage de la jeune femme incriminée dans cette affaire. Mes yeux croisèrent les siens, d'un regard azur et clair semblable à de l'Aigue marine dans un écrin blanc, entouré d'une sombre lueur provoquée par le maquillage dilué de larmes maintenant envolées. Ce fut la première chose que je remarquai chez elle. Habituellement, c'est à moi qu'on attribue le regard qui tue, mais pour une fois, c'était à moi de faire face à cette sensation troublante qu'est celle d'affronter une telle clarté. Remettant machinalement mon nœud de cravate en place, et après avoir pris soin de fermer la porte, je pris place en posant mon dossier sur la table. Mon regard croisa le sien à nouveau, il n'était pas froid, et se voulait rassurant pour la jeune femme. « Bonjour, je me présente, Chris Hayward je suis l'avocat chargé de vous aiguiller pour cette affaire. » Je pris alors mes fiches pour en extraire une seule de la pochette en carton que j'avais ouverte. « Mademoiselle Lula Henley, c'est bien ça ? vous à-t-on expliqué la procédure ou dois-je le faire ? »
© acidbrain


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Chris Hayward
Hiding my feelings behind a mask...  by Wiise
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29.09.16 17:16

Don't let me down

Chris & Lula

Les seules fois de sa vie où Lula avait été confrontée à des avocats, c’avait été lorsque Blake avait demandé à obtenir sa garde afin de l’emmener loin de ce désastre familial qui était le leur. Elle n’avait alors que quinze ans et avait dû témoigner du cadre familial dans lequel elle vivait ainsi que de l’espoir qu’elle avait dans ce nouveau départ qu’était prêt à lui offrir son frère, tout juste majeur et indépendant. A l’époque, elle avait eu affaire à une avocate qui avait essayé de se montrer douce avec elle, tentant parfois de lui faire dire certaines choses sans pour autant y arriver car, plus que jamais, Lula souhaitait partir de cet enfer et refusait que son frère l’abandonne là dedans. Et ils avaient eu, ensemble, gain de cause, permettant au frère et à la sœur Henley de se donner une nouvelle chance dans la vie, prenant le taureau par les cornes et s’élançant dans leur avenir sans la moindre barrière. C’était il y avait presque quinze ans.

Le jeune homme réajusta son nœud de cravate avant de s’avancer doucement vers elle. Leurs regards se croisèrent et une étrange sensation parcourut Lula. Rares étaient ceux qui pouvaient se réjouir d’avoir un regard aussi perçant que celui de la jeune femme. Un rare don que mère nature avait su lui faire et qu’elle n’offrait qu’à quelques élus. L’avocat avait également cette caractéristique physique et la jeune décoratrice d’intérieur pu alors ressentir ce que la plupart des gens vivaient au quotidien lorsqu’ils la fixaient dans les yeux. Elle était légèrement déstabilisée… Et n’était pas la seule. Comme si le contact était trop fort pour être maintenu, les deux détournèrent le regard de manière quasi simultanée. Lula passa sa langue sur ses lèvres sèches, les humectant doucement et espérant voir son calvaire s’achever. Il referma la porte avant de s’avancer vers elle et la table où elle était assise. A son tour, il prit place, déposant avec soin son dossier sur la table métallique.

Rapidement, la jeune femme le dévisagea. C’était un avocat et rien ne l’étonnait dans le costume sombre qu’il portait, bien au contraire. C’était même ce costume qui lui permettait de gagner le respect des gens et le sérieux. Imaginez un instant un avocat en jean et T-Shirt Pikachu… Vous l’écouteriez-vous ? Non. Alors mieux valait pour lui soigner son apparence. Ses cheveux bruns étaient soignés quoique pas particulièrement plaqués en arrière et coiffés à la perfection. Il avait un visage aux traits soutenus, assez durs et pourtant, quand elle croisa de nouveau son regard, il lui sembla que ceux-ci s’adoucir. Il ne souriait pas mais il aurait pu le faire en toute sympathie s’il lui avait été possible. Avec un calme serein et olympien, il se présenta. Chris Hayard. Lula pinça légèrement les lèvres, son regard ne quittant pourtant pas celui du jeune homme. Le nom lui était inconnu et elle n’avait absolument aucune idée de qui elle avait en face d’elle. Est-ce que ça allait changer quelque chose ? Non, il y avait peu de chance.

Elle choisit de ne pas décrocher un mot, attendant la suite. Elle l’observa sortir des fiches et les disposer devant lui. A la mention de son nom, Lula frissonna avant de se crisper un peu plus. Elle n’était pas cette sensation de se sentir étudiée comme un vulgaire rat de laboratoire alors le fait qu’il en sache plus sur elle qu’elle n’en saurait jamais sur lui l’agaça. Et quand Lula est agacée, elle le faisait toujours rapidement savoir. « C’est marrant, mais non, on n’explique jamais rien à la victime. On se contente de l’enfermer dans une cage en se disant qu’on lui expliquera tout plus tard et qu’un type qui prétendra connaître toute sa vie saura lui offrir les réponses. » Elle lâcha un soupir franchement agacé, levant ses deux mains tremblantes à sa chevelure pour se recoiffer rapidement, reniflant sans même s’en apercevoir. Se présenter en tant que victime était clairement osé puisque c’était elle qu’on avait arrêté… Mais c’était ainsi que Lula était. Un lion perpétuellement enfermé dans une cage et qui rongeait les barreaux, parvenant à s’échapper dès lors qu’elle ne planait plus.

Elle reposa ses mains tremblantes sur la table froide, relevant le regard vers son vis-à-vis. Puis elle sourit légèrement en coin. « Vous êtes payé pour me faire sortir de là au plus vite non ? Tout ce que je veux c’est rentrer chez moi… Alors la procédure, en soit, j’m’en fous. Je ne veux joindre personne, je veux juste me tirer d’ici et qu’on me débarrasse de ces jolis bracelets en toc… » Elle secoua ses poignets, faisant tinter les mailles de la chaîne avant de les reposer de nouveau sur la table.
crackle bones

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30.09.16 11:30

// Plus dure sera la chute, si tu n'essaies pas de l'arrêter //

Lula & Chris
Mes sourcils se fronçaient au fur et à mesure que la jeune femme déversait sa colère sur la première personne à qui elle pouvait parler depuis son arrestation, à savoir moi. Une moue légèrement agacée apparut sur mes lèvres au fil de son discours qui se voulait très provocateur. En tant qu’avocat, j’avais l’habitude de ce genre de rencontre. Nos clients ne nous voyaient pas toujours comme leur meilleur allié pour affronter une décision de justice. Certains nous considéraient presque comme complice du tribunal, à croire que nous formions une kabbale contre toute personne arrêtée. Etonnamment et allez savoir pourquoi, presque toutes ces personnes, qui vous agressaient dès le début, étaient assis sur le banc des accusés et non des victimes…
A ce propos, et à la fin du chaleureux discours d’accueil qui m’était réservé, je ne pus m’empêcher de rebondir sur les propos de la jeune femme, non sans une pointe de sarcasme : « Marrant en effet ! C’est la première fois que je vois un VICTIME avec les menottes aux poignets… » Le mot victime était prononcé de manière acide, accompagné d’un haussement de sourcil qui venait agrandir mon regard perçant de manière généralement intimidante. Une arme qui m’était souvent utile en plaidoirie face aux jurés. J’aurais pu ajouter dès le début que si ma tête ne lui revenais pas, elle pouvait toujours se débrouiller seule. Mais d’une part, ça n’était pas dans mes habitudes que d’abandonner à la moindre difficulté, et d’autre part, les gens qui réagissent ainsi son généralement ceux qui refusent de croire que l’on peut les aider.

Rangeant mes feuilles dans leur pochette, je repris d’un ton à nouveau plus calme. « Vous allez devoir passer devant un juge. Le seul ici qui sera là pour vous juger, moi je suis censé être de votre côté. Cela dit, je vous conseille fortement de changer de ton lorsque vous lui parlerez, au risque de devoir garder ses belles menottes, et de rentrer chez vous beaucoup plus tard que prévu. » Moi aussi, je voulais que tout ceci se termine au plus vite pour rentrer au bureau et travailler sur des affaires autrement plus compliquée et intéressantes pour un avocat. Mais comme toujours, je prenais chaque affaire à cœur et ne considérait aucun client différemment d’un autre. Pour une meilleure relation entre nous, il me fallait lui prouver ma bonne foi et tenter au moins une fois de lui tendre la main. « Avant d’aller voir ce juge, vous désirez quelque chose ? Boire ? Manger ? Vous rendre aux toilettes ? C’est aussi pour ça que je suis payé… à essayer de vous aider à rendre tout ça, moins insupportable » Un ton ironique était venu ponctuer ma phrase, qui rappelait la sienne, mais il était nuancé par un rictus en coin de lèvre qui démontrait mon envie de passer l’éponge et finir tout ceci dans les meilleures conditions. La balle était dans son camp, accepter mon aide où devoir subir la suite des évènements seule et sans soutien.

© acidbrain


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Chris Hayward
Hiding my feelings behind a mask...  by Wiise
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01.10.16 0:47

Don't let me down

Chris & Lula

Il ne tarda pas à réagir, fronçant légèrement les sourcils. Lula était sur la défensive, attaquant comme un chat coincé dans un coin par un danger plus grand. Elle sortait les griffes et crachait comme elle le pouvait à l’encontre de celui qui se trouvait là, voilant son horizon. Oui, la jeune femme se présentait en tant que victime car c’était bien tout ce qu’elle pouvait faire. Au fond d’elle, elle se savait coupable mais se refusait de l’admettre, tout simplement. Comment avait-elle pu être assez conne pour se faire chopper ? Sérieusement ? L’avocat ne tarda pas à rebondir sur ses paroles, soulignant ce fait en reprenant ses termes. La brune pinça les lèvres, plissant les yeux quand lui agrandissait son regard. Décidément, c’était très perturbant de tomber sur ces pupilles glacées quand elle n’était habituée qu’à les croiser dans un miroir. Une moue boudeuse prit place sur ses traits tandis qu’elle s’enfonçait un peu plus sur sa chaise en lâchant un soupir. Parfois, Lula avait encore des réflexes d’ado boudeuse. Clairement, elle avait beau avoir 27 ans et être entrée dans le monde actif des adultes, elle était sévèrement atteinte par le syndrome de Peter Pan. Elle continuait toujours à agir comme une gosse insatisfaite, elle à qui on avait volé l’enfance.

Il rangea ses papiers et Lula dévia le regard, observant la fameuse horloge et son tic-tac effrayant et épuisant. Alors il lui présenta la situation. Il y allait avoir un juge. Quelque chose lui tordit l’estomac. La peur ? La honte ? Le manque ? Un mélange d’un tout. Lula commençait à prendre conscience de la gravité de la situation et voyait déjà bien qu’elle allait devoir passer un sale quart d’heure. Cependant, l’avocat lui précisa bien plusieurs choses. Lui, ne la jugerait pas. Lui se devait de l’aider, de l’épauler et d’essayer de l’aider à se sortir de cette merde dans laquelle elle s’était foutue, toute seule, comme une grande. Alors il lui offrit un premier conseil : changer de ton. Pinçant de nouveau les lèvres, Lula fini par s’accouder à la table, enfouissant son visage dans ses mains. Les tremblements qui agitaient son corps ne cessaient plus de grandir et devenaient difficiles à dissimuler, tout comme elle sentait qu’elle perdait doucement son calme et qu’une crise menaçait et qu’elle ne pourrait pas gérer comme elle le voulait. Son esprit s’orientait toujours plus faire cette drogue qui lui était nécessaire et qui n’était pas à portée de main. Elle s’accrochait à ces sensations qu’elle avait en mémoire, se donnant, par la même occasion, plus envie encore de reprendre une dose de coke.

La voix de Chris s’éleva de nouveau, s’essayant à l’amabilité et à la sympathie avec la jeune femme perdue. Lula releva doucement la tête, essayant de comprendre ce dont elle avait besoin. Certains auraient surement parlé de manger ou de boire. La normalité aurait tendu à cela, sans oublier un passage aux toilettes pour se soulager. Sauf que du point de vue de la brune, ses seuls besoin lui étaient pour le moment inaccessibles. « Je veux juste que vous me fassiez sortir de là, et le plus vite possible. » Ses doigts se tortillaient enter eux, laissant apparaître sa nervosité et son anxiété. La crise montait encore, doucement, lentement. « Désolée… Mais il faut que je rentre chez moi… J’ai… J’ai besoin d’aller chez moi, le plus rapidement possible… » Le tournis arrivait, mauvais présage de choses à venir…
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01.10.16 8:48

// Plus dure sera la chute, si tu n'essaies pas de l'arrêter //

Lula & Chris
J'observais la jeune femme avec attention. Son empressement pour rentrer chez elle, son anxiété très visible et ses tremblements qu'elle tentait de masquer ne laissaient que peu de doutes quant à ce qui était en train de lui arriver. Elle était en manque et commençait déjà à le payer de par son état presque impossible à supporter. Je le savais bien ! J'étais passé par là moi aussi, même si de mon coté, il ne s'agissait que d'alcool et non de drogue dure. Mais la dépendance elle reste la même. Laissant sa victime souffrir des heures durant jusqu’à ce qu'elle ne commence à s'atténuer petit à petit. Cela me rappelait des souvenirs d'un autre temps, ou mon coté le plus sombre aurait pu braquer un magasin pour une bouteille d'alcool lorsque j'avais vidé toutes les miennes... D'un geste de compassion, je ne pu empêcher ma main de se poser sur la sienne tout en la serrant un peu, comme pour lui transférer une partie des forces nécessaires pour tenir. « Je vais faire mon maximum ! Mais essayez de masquer tout ça ! Sans quoi, ils seraient capable de vous garder encore plus. » Me reculant, je sortis de ma poche une petite boite d’anxiolytiques à base d'ingrédients naturels. Ca m'aidait parfois à surmonter la pression du travail et la tentation, heureusement rare maintenant, de vider une bouteille. J'en sortis un comprimé avant de dire.« Prenez en un, d'ici une dizaine de minutes déjà, cela fera effet. C'est du naturel ! »

Immédiatement après avoir posé le comprimé sur la table, je me relevai pour m'approcher de la porte pour sortir quelques secondes. Il me fallait indiquer aux agents que nous étions prêts pour passer devant le juge qui enchainait les jugements dans une salle prévue à cet effet dans le commissariat. Le policier en tenue sombre m'indiqua qu'il allait voir et viendrai me chercher dès que nous pourrions nous présenter au jugement. A nouveau, la porte s'ouvrit et j'entrais dans cette pièce en regardant ma cliente. « D'ici quelques minutes on devrait passer devant le juge...Après quoi, vous repartirez chez vous avec une amende, des heures de travaux d’intérêts généraux, et un petit sermon sur la procédure de désintox... Vous allez arriver à tenir ? »

Oui, face à cette situation, nombreux sont ceux qui auraient laissé lula face à ses tourments de junkie, se disant: ça lui apprendra à prendre de la drogue. Sauf que je savais par expérience que le sevrage n'était efficace que s'il était désiré par la personne. Lorsqu'il est imposé, l'envie de se battre est bien loin d'être la même et à peine l'occasion se représentera que l'accro se remettra à consommer pour se rappeler de cette sensation agréable d'engourdir son humanité.

© acidbrain


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Chris Hayward
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03.10.16 17:10

Don't let me down

Chris & Lula

Il lui semblait que l’air lui manquait, qu’elle allait suffoquer. Lula avait bien du mal à demeurer lucide tandis que son avocat lui parlait encore et encore. Je veux juste rentrer chez moi. Combien de fois avait-il pu entendre cette phrase dans des situations similaires à celles-ci ? Certainement énormément et pourtant, elle qui avait sorti les griffes quelques instants plus tôt avait vite fait de les rentrer, de s’apaiser, affaiblie par cet état de manque contre lequel elle ne pouvait lutter. Tout ce qu’elle voulait, c’était se droguer. Était-ce si mal que cela ? C’était sa vie qu’elle foutait en l’air, au pire, pas la leur alors pourquoi essayer de le lui refuser ? A chaque seconde supplémentaire, elle avait l’impression que son cœur allait la lâcher, qu’elle allait mourir, là, dans cette cellule sombre et avec pour seul témoin Chris Hayard, son avocat commis d’office. Pour sûr, elle lui laisserait un bon souvenir…

Il lui assura alors qu’il ferait tout pour qu’elle soit dehors au plus tôt, lui suggérant en même temps de dissimuler mieux que ça son état, sous peine de voir son séjour entre quatre murs s’éterniser. Elle lui adressa un regard noir. « Putain, mais vous croyez que je fais quoi là ? Du tricot ? Vous pouvez pas savoir c’que c’est merde… » Son estomac avait beau être bien accroché, elle dut retenir un haut le cœur. La prochaine étape, c’était quoi déjà ? La crise d’épilepsie ? Ca se contrôlait ce genre de truc ? Il recula, retirant la main de la sienne, lui faisant prendre conscience qu’il s’en était saisi. Elle le regarda avec des yeux ronds tandis qu’il ôtait le cacheton de son emballage, le posant sur la table devant elle. Il lui conseilla de le prendre, précisant qu’il s’agissait d’un truc naturel. Lula n’avait pas l’habitude de combler le manque par les médocs. En fait, il était rare qu’elle doive faire face au manque, ayant toujours un plan de secours et n’hésitant pas à accompagner de plus faibles dose d’alcool. Elle observa l’avocat tandis qu’il se levait, puis ses yeux clairs se reposèrent sur le petit comprimé. Puis, ses doigts s’agitèrent, l’attrapant. D’une traite, elle acheva son verre d’eau et entreprit d’écraser le médoc, essayant d’en faire une poudre grossièrement taillé. Puis, récupérant la poudre, elle la mis dans sa bouche, la plaçant sous sa langue. Par réflexe plus que par réelle conscience de la chose, elle fit passer son index sur la table, là où il restait quelques morceaux et vint le faire glisser sur sa gencive. Elle espérait que ça marche. Vraiment. Histoire de la maintenant en vie et consciente pour les prochaines heures.

Elle adressa un regard presque provocateur à l’avocat qui venait de nouveau d’entrer dans la pièce, s’attendant à ce qu’il lui fasse une remarque sur ses méthodes peu orthodoxes ou autres. Après tout, ça ne devait pas être tous les jours qu’il voyait des méthodes aussi barbares pour la prise d’un médoc non ? Au lieu de cela, il l’informa qu’ils allaient pas tarder à se retrouver au devant de monsieur le Juge pour en répondre aux actes dignes des meilleurs criminels de Lula. Il lui signala qu’elle repartirait certainement avec une bonne amende et des heures de TIG. Elle lâcha un léger soupir tandis qu’il lui demandait si elle tiendrait jusque là. « Est-ce que j’ai vraiment le choix ? » Elle replaça sa tête dans ses mains, attendant l’effet de ce comprimé en silence. Elle devait rester concentrée et elle espérait vraiment qu’elle aurait assez de temps pour que son corps tout entier apprenne la patience. Au bout de quelques minutes déjà, elle sentit la douleur interne s’estomper et son cœur frapper moins fortement sa poitrine. Clairement, l’effet n’était pas aussi puissant et rapide qu’avec de la cocaïne, mais c’était déjà un bon début. « Si j’m’en sors, faites moi penser à vous remercier… » Elle lâcha un nouveau soupir, essayant de replacer ses cheveux en arrière. Elle regrettait largement de ne pas avoir un miroir à ce moment là et repensa à son offre précédente. « Il y aurait moyen que je passe aux toilettes ? J’dois avoir une mine affreuse… » En disant cela, elle passa rapidement ses doigts sur l’une de ses joues et observa le noir qui s’y déposait avec une grimace non forcée. Clairement, elle devait même faire peur.
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04.10.16 18:17

// Plus dure sera la chute, si tu n'essaies pas de l'arrêter //

Lula & Chris
Je ne m’étais pas éloigné de la porte. A vrai dire, mes yeux s’étaient concentrés sur le hublot par lequel je pouvais observer l’extérieur. J’attendais le retour de l’agent de police avec une certaine impatience. M’en prendre plein la tête faisait parfois partit du métier, mais je connaissais mes limites. Et si le médicament ne faisait pas son effet, je risquais fort de devoir devenir bien plus cinglant dans mes propos. Heureusement, au bout d’un certain temps, Lula semblait sortir un peu de cet état second, reprenant un ton plus apaisé. Elle avait l’air de se préparer à se présenter au juge en remettant en place ses cheveux. Puis, elle me demanda si ma proposition tenait toujours pour qu’elle puisse avoir accès aux toilettes. Souhaitant sans doute défaire ce maquillage noir qui colorait ses jours telles des peintures de guerre amérindiennes. Sans quitter le hublot des yeux je répondis alors : « Affreuse non. Mais c’est vrai que ce petit côté Evanescence risque de ne pas jouer en votre faveur devant le juge…» Oui je faisais un peu dans le sarcasme comme à mon habitude dans les situations tendues. Je l’avais comparée à cette chanteuse dont le contour des yeux était un peu trop noirci par le maquillage, ce qui, comme lula, faisait ressortir ses yeux clairs. Mon regard se tourna sur elle et un léger sourire en coin venait démontrer que c’était une plaisanterie et rien de plus. De toute manière, je serais toujours pour dédramatiser la situation alors que tous ceux qui avaient du côtoyer la jeune femme avant moi, depuis son arrestation, l’avaient sans doute traité comme une criminelle.

Soudain, un bruit se fit entendre. Le claquement de la poignée qui ouvrit la porte doucement tandis que je m’écartais pour laisser entrer l’agent. Il venait nous chercher pour passer devant le juge mais je lui indiquais juste avant qu’il ne délivre Lula de ses menottes pour lui prendre le bras « Ma cliente a besoin de se rendre aux toilettes avant de passer au jugement… Et vous en faites pas elle sait marcher seule ! » L’agent de police souffla comme agacé par la situation et lâcha le bras de la jeune femme. Je fis signe de la main à Lula de sortir de la pièce ou se trouvait juste de l’autre côté du couloir, des toilettes sécurisées. Après qu’elle eut entrée et que la porte se soit fermée, l’agent m’interpella en me disant d’arrêter de le prendre de haut et de jouer les avocats procéduriers. Ce à quoi je lui répondis en levant les yeux au ciel « Oh c’est la meilleure celle-là ! Arrêtez donc vous-même de jouer les cowboys face à une femme arrêtée pour une simple détention de drogue ! Gardez cela pour ceux qui méritent vraiment d’être traité avec impartialité » Ah on ne refera pas les hommes qui se sentaient tout puissants avec leur uniforme sur les épaules. Les mêmes qui paradaient en ville avec le torse bombé, et qui étaient pourtant les premiers à fuir dès que le danger se faisait ressentir.


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Chris Hayward
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06.10.16 15:14

Don't let me down

Chris & Lula

Evanescence. A la mention de ce groupe, Lula ne put s’empêcher de sourire doucement. C’était le genre de musique qu’elle affectionnait. Vous savez, le style emo-dépressif doublé de riff de guitare poussés à saturation ? Empyr, Evanescence, Three Days Grace… C’était presqu’un compliment pour elle de se savoir si ressemblante à la belle Amy Lee. Mais l’avocat avait raison, ça risquait de ne pas jouer en sa faveur, elle moins qu’elle ne souhaitait faire peur au juge en jouant la possédée démoniaque. Le petit sourire qu’il lui adressa pour souligner cette blague ne put que l’aider à faire de même. Il avait de l’humour pour le coup et parvenait toujours à s’en servir, malgré une Lula parfois réticente. Elle sentait les tremblements se faire moins forts. Au fond d’elle, elle avait beau crever d’envie de sniffer sa poudre blanche, elle savait qu’elle devrait lutter et cherchait à faire marcher l’effet placebo. J’ai pris un médoc, ça va passer. Et le pire, c’est que ça marchait plutôt pas mal.

Finalement, la porte s’ouvrit et un policier fit son entrée, leur signalant que c’était bon, qu’ils allaient pouvoir y aller. Il s’avança droit sur Lula qui se leva. A l’aide de la clé, il la sépara de ses menottes avant de la saisir un peu durement par le bras. Ce fut alors que son avocat lui fit part du souhait de la demoiselle de se rendre aux toilettes, n’hésitant pas à ajouter qu’elle saurait marcher seule. Lula observa l’agent avec un regard noir alors que lui fusillait Chris du regard avant de lâcher sa prise. La Henley se frotta le bras avant de le suivre. Le silence se fit et il la conduisit jusqu’aux toilettes. Elle y entra et, une fois la porte fermée, elle grommela. « Connard de gorille… » Elle se dirigea vers un lavabo au dessus duquel se trouvait un miroir. Et alors, elle croisa son reflet. Le teint livide, les joues noircies par des larmes de mascara, elle s’adressa une grimace écœurée. Elle activa le robinet et plaça ses mains sous le filet d’eau, fermant les paupières. La sensation était plus qu’agréable et libératrice, Lula se lava les mains avant de se pencher sur le lavabo, prenant de l’eau entre ses mains pour l’étaler sur son visage. Prenant du papier toilettes, elle commença à se frotter les joues, essayant de reconstruire quelque chose de décent avec le reste de maquillage qui avait tenu. L’eau était fraiche et avait au moins le mérite de rosir sa peau blafarde, lui donnant meilleure mine. Est-ce que ça l’aiderait à sauver les apparences ? On verrait cela.

Lula passa ensuite ses doigts humides dans sa tignasse brune, essayant de la repousser en arrière, restructurant au mieux ses mèches rebelles et espérant que cela suffirait. Quand elle fut satisfaite du résultat, elle s’arracha un sourire. Allez Lula, on s’y met sérieusement, dans une heure t’es chez toi. Se penchant une dernière fois sur le lavabo, elle but une grand gorgée d’eau. Avec un nouveau morceau de papier toilette, elle acheva d’essuyer son visage, chassant l’humidité, appuyant sur sa peau qui rougissait un peu plus sous ses gestes. Puis, lâchant un soupir, elle se dirigea vers la sortie derrière laquelle les deux hommes l’attendaient dans une ambiance qui semblait glaciale. Elle eut un léger sourire en coin. « Eh bah… Vous battez pas hein ? J’suis une criminelle, j’vous rappelle… Ce sont les mauvais garçons qui attirent les filles, pas l’inverse ! » Elle posa son regard océan sur l’un, puis sur l’autre, essayant de voir ce qu’il pouvait se passer avant que l’agent ne lui remontre le chemin, la poussant légèrement devant lui. « Eh, doucement, King Kong… Faudrait pas me caser un bras, ça ferait désordre… »
crackle bones

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We're sharing blood and pain
I've been through hell and darkness but you don't have to see that. You don't have to know that. This is my secrets and I don't want to share them. But trust me when I say that hope is the only thing we can have now.
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10.10.16 19:28

// Plus dure sera la chute, si tu n'essaies pas de l'arrêter //

Lula & Chris
Glaciale, c’était le mot idéal pour définir l’ambiance qui avait envahi les couloirs dès lors que Lula avait fermé la porte. Mes propos envers le garde n’avaient fait qu’accentuer la tension qui demeurait entre tous. Pourtant, à bien y réfléchir, nous vivions la même chose lui et moi. Tous les deux, nous vivions la partie la moins agréable de notre métier, et devions essayer de garder notre calme en se disant que demain serait un autre jour. En attendant, il fallait prendre son mal en patience. Pour éviter de croiser le regard du geôlier, qui mêlait désespoir et colère, je concentrais le mien sur le cadran de ma montre où sur l’écran de mon smartphone que je sortais de ma poche intérieure. Quelle idée j’avais, eu encore une fois, de refuser une affaire ! Ah oui, c’est vrai … Cette satanée éthique et déontologie personnelle que je refusais d’enterrer.

Mes réflexions, ainsi que l’ambiance de cimetière, furent interrompues par la sortie de ma cliente qui s’était effectivement refait une beauté, essuyant donc les traces noires du maquillage charrié par ses sanglots le long de son visage. Nos regardes se croisèrent un court instant, avant que le garde ne décide de reprendre le chemin vers le juge, non sans une pointe de provocation en poussant Lula pour avancer. La remarque de celle-ci qui le comparait à un célèbre gorille hollywoodien fit apparaitre un rictus sur mes lèvres. Au bout du couloir, se trouvait la salle où nous étions attendus. Une pièce bien éclairée, dans laquelle ne se trouvait qu’un grand bureau, couvert de dossiers, et un autre plus petit. Le juge qui était assis au plus grand bureau était assisté d’une greffière qui était chargée de tout noter sur l’ordinateur qui reposait sur le bureau le plus petit. Enfin, deux policiers montaient la garde devant la porte en cas de problèmes comme une agression physique du juge, ce qui était beaucoup moins rare que l’on pouvait l’imaginer. Nous entrâmes donc à l’intérieur, prenant place sur les deux chaises prévues à cet effet, avant que les portes ne se referment. L’entrevue restant confidentielle, les deux autres gorilles observaient par le bureau nos faits et gestes, sans pouvoir nous entendre.

Un quart d’heure. C’est à peu près le temps que dura l’entrevue avec le juge. Un quart d’heure durant lequel il exposa à Luna ce qui lui était reproché, lui rappelant au passage les textes de loi, avant de prononcer les sanctions qui en découlaient. De mon côté, j’avais prié tout du long pour que sa crise de manque ne vienne pas perturber cette entrevue. Heureusement, non ! Du moins, pas pour une personne qui n’avait jamais ressenti cela car, bien sûr, il y avait toujours ces gestes de nervosités qui ne trompaient pas l’œil averti d’un ancien addict à l’alcool.

Une fois sortis de là, la jeune femme put récupérer ses affaires, la drogue en moins, avant de retrouver sa liberté à l’extérieur. J’étais moi-même plutôt content de pouvoir sentir la caresse du vent sur mes joues et l’air frais remplir mes poumons. Jetant mon regard sur lula, je lui dis alors : « Bon, eh bien voilà qui est fait. Je ne vais pas vous retarder car je sais que vous avez besoin de vite rentrer chez vous… » Je savais bien pour quelles raisons d’ailleurs, mais il était inutile de porter un jugement là-dessus. La jeune femme avait eu sa dose pour la journée. Je glissai alors une main dans l’autre poche intérieure de ma veste pour sortir mon portefeuille et de celui-ci, une carte de contact professionnel, sur laquelle figurait les noms et coordonnées du cabinet ainsi que le mien. « Tenez, j’espère sincèrement que vous n’en aurez jamais besoin. Mais si vous avez des questions ou même simplement besoin de … parler ou peu importe, n’hésitez pas ». Dis-je en tendant le petit carton à la jeune femme, non sans pincer les lèvres. Je n’étais pas le plus doué pour le relationnel, mais j’avais toujours su établir une certaine complicité avec les clients que je représentais.

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Chris Hayward
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20.10.16 19:16

Don't let me down

Chris & Lula

Le léger sourire qui apparut sur ses lèvres avait tout pour plaire à la jeune femme. Décidément, il appréciait son humour, certes, un brin provocateur, mais faisant référence à des films et séries notables. Quant à lui, il connaissait visiblement Evanescence… Ils risquaient d’avoir tous deux biens des choses en commun autre que cette affaire dont il venait la sortir. Et finalement, le sourire satisfait qui était apparu sur les lèvres de la brune finit par s’éteindre à la vue de la pièce allumée et occupée par un homme d’apparence sinistre autant que vieux jeu. Clairement, une crise n’allait pas lui plaire, bien loin de là. La jeune femme prit une profonde inspiration avant de s’avancer, guidée désormais par cet avocat commis d’office qui avait intérêt à être au moins aussi fort que Superman. Il y avait également une jeune femme derrière son ordinateur portable, prête à prendre des notes sur tout ce qui allait se dire dans cette pièce. D’un rapide regard circulaire, elle aperçu également les deux policiers qui se trouvaient là certainement quand certains détenus sautaient au cou du juge pour l’étrangler… Ce que Lula allait devoir éviter de faire, si elle souhaitait sortir de cette merde.

Accompagnant son installation d’un timide bonjour, Lula prit place sur la chaise qui lui était réservée, Chris s’installant à ses côtés pour faire front avec elle dans cette épreuve. Elle avait bien conscience que son objectif numéro un serait de garder le contrôle, tâche compliquée qu’elle allait tout de même devoir accomplir. Elle prit une profonde inspiration et eut l’impression de rester en apnée durant tout le temps de l’audience. Elle n’eut pas réellement notion du temps qui passait, répondant aux questions de manière la plus directe et concise possible et gardant le silence pour se reconcentrer sur elle-même et garder le contrôle sur son problème de manque. Et il était temps, quand le verdict tomba, car elle n’en pouvait plus. Il eut beau lui annoncer un verdict difficile impliquant des heures de TIG et une belle amende, elle ne put qu’hocher la tête avec une mine désolée.

Alors, toujours accompagnée par la jeune homme, on conduisit la jeune femme vers l’extérieur et vers son salut. On lui rendit son sac à main et, bien qu’elle s’en doutait, elle ne put se retenir de chercher la came qu’elle avait acheté sans la trouver. Alors elle suivit le mouvement et se retrouva à l’extérieur. Le vent frais sur sa peau fut des plus secourables et elle lâcha un profond soupir, fermant brièvement les yeux. Elle ne devait pas encore craquer. La brunette allait devoir rentrer chez elle en quatrième vitesse et se faire une ou deux lignes pour se sauver. Le jeune avocat se tourna de nouveau vers elle, amenant doucement une conclusion à cette aventure commune qu’ils avaient eue. Il souligna le fait qu’il ne souhaitait pas la retenir indéfiniment, sachant très bien qu’elle avait d’autres préoccupations en tête. Elle eut un léger sourire. « En tous cas, merci Superman… J’pensais que j’allais rester entre ces quatre murs de manière définitive… » Elle le regarda porter sa main à l’intérieur de sa veste avant de lui tendre une petite carte qu’elle saisit entre ses doigts tremblants. Bon, elle était très professionnelle et démontrait bien qu’il devait avoir une certaine renommée. Il souligna son geste de quelques mots, précisant cependant que le but n’était pas uniquement professionnel. Il la draguait là, ou… Lula haussa des sourcils surpris avant de sourire en coin. « J’vous dois au moins un café de toutes manières… Enfin, quand je n’aurais pas mon travail, ou les TIG… Mon emploi du temps va être pas mal occupé ces prochaines semaines… Mais promis, j’vous appellerai… Pour discuter. » Elle lui adressa un clin d’œil franchement appuyé avant de sentir la crise remonter. Son sourire s’effaça et ses doigts se refermèrent autour de son sac tandis qu’elle eut de nouveau l’impression d’avoir la nausée. Il fallait qu’elle rentre.

Le problème, c’est qu’elle n’était pas tout près de chez elle. Elle se trouvait au sud de Seatle et devait rejoindre le Nord le plus rapidement possible… Et les taxis c’était quand même la croix et la bannière et ça coûtait la peau des fesses. « Dites… Avec votre batmobile, vous ne pourriez pas me rapprocher un peu ? J’avoue que sinon, c’est les transports en commun, et je n’y arriverais jamais… »
crackle bones

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Plus dure sera la chute si tu n'essaies pas de l'arrêter ♦ Chris & Lula


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